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5 Minutes

Publiée le :

17/05/2025

Auteur

Ayanlé Omar

Catégorie

L’Algérie, moteur solaire et hydrogène de l’Europe de demain ⚡

À l’heure où l’Europe cherche à accélérer sa transition énergétique, l’Algérie émerge comme un partenaire incontournable, grâce à son potentiel exceptionnel en énergies renouvelables et à sa position géographique stratégique. 🌍
Forte de sa richesse naturelle, mais aussi de ses ambitions industrielles, l’Algérie ne se contente plus de fournir du gaz : elle se prépare désormais à exporter de l’électricité propre et à devenir l’un des moteurs de l’hydrogène vert en Méditerranée. Une nouvelle ère s’ouvre, dans laquelle les PME industrielles algériennes ont un rôle clé à jouer. ⚙️

Un pilier fondamental : l’énergie solaire

 

La transition énergétique algérienne repose d’abord sur un objectif clair : produire 15 GW d’énergie solaire d’ici 2026. Ce chiffre, loin d’être symbolique, représente la plus grande capacité solaire jamais développée dans le pays.
Pourquoi un tel choix ? Parce que le solaire est abondant, local et structurant : il permet non seulement d’alimenter le marché intérieur, mais aussi de préparer l’exportation d’électricité propre vers l’Europe, notamment via des câbles sous-marins vers l’Italie et l’Espagne. 🔌
Un premier projet de 3000 MW est déjà en cours, annonçant une dynamique industrielle soutenue. À travers ce programme, Sonelgaz mise sur des équipements 100 % locaux — transformateurs, câbles, turbines — fabriqués en partenariat avec des géants comme GE Vernova et Schneider Electric. Une démarche qui contribue à renforcer l’écosystème industriel national. 🏭
🚀

L’hydrogène vert : une énergie d’avenir 💡

 

Mais le solaire n’est qu’un début. L’Algérie veut aller plus loin, en valorisant son électricité verte pour produire de l’hydrogène vert — un carburant propre, stockable, et stratégique pour l’industrie européenne. 🌱
📌 Objectif : produire 1,2 million de tonnes par an d’ici 2040, soit 10 % des besoins européens.
Ce programme est pensé en complémentarité avec le solaire, avec une montée en puissance dès 2035.

C’est dans cette logique qu’intervient le projet SoutH2 Corridor, qui prévoit un corridor d’hydrogène reliant l’Algérie à l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne d’ici 2030. Un projet d’envergure, soutenu par huit groupes européens dont Sonatrach, Verbund, SNAM ou encore VNG. 🤝

Pourquoi un tel engouement pour l’hydrogène vert algérien ?

Parce que l’Algérie combine plusieurs atouts uniques : un potentiel solaire massif, une expertise dans les infrastructures énergétiques, et un fort soutien politique. Le Forum mondial de l’énergie durable (GFSE) place d’ailleurs le pays comme un acteur clé de la future économie hydrogène européenne. 🌍

Infrastructures énergétiques : entre ambition locale et vocation exportatrice 🔌

 

L’un des aspects les plus stratégiques de cette transition est la capacité d’exportation. L’Algérie prépare des interconnexions électriques via des câbles sous-marins, notamment vers l’Italie et l’Espagne, pour acheminer son électricité propre. Une véritable autoroute verte en construction.
Dans le même temps, le gaz naturel liquéfié (GNL) continue de jouer un rôle de stabilisateur.
Face à la crise du gaz en Europe, l’Italie prévoit d’augmenter ses importations depuis l’Algérie, avec un potentiel de 5 milliards de m³ supplémentaires.
👉 Depuis 2022, l’Algérie est le premier fournisseur de gaz à l’Italie, via le gazoduc Transmed, couvrant plus d’un tiers de leurs besoins. 🇩🇿🇮🇹
Cette complémentarité entre gaz de transition et énergies renouvelables conforte la place de l’Algérie comme hub énergétique fiable pour l’Europe.

Montée en puissance industrielle locale : un choix stratégique 🔧

 

Pour que cette vision devienne réalité, il faut une base solide : un tissu industriel national capable de produire, installer et entretenir ces infrastructures. C’est pourquoi Sonatrach et Sonelgaz misent sur la fabrication locale d’équipements de pointe — forages, canalisations, transformateurs…
Des partenariats avec des leaders mondiaux comme Baker Hughes ou Sinopec permettent de transférer du savoir-faire et de faire monter en compétences les PME locales. Cette stratégie d’intégration industrielle ne vise pas seulement l’autonomie : elle ouvre aussi la voie à l’exportation de solutions “made in Algeria”. 🌟

Mais pourquoi ne voyons-nous pas plus d’industriels algériens adopter cette approche ? La réponse réside souvent dans le manque de confiance envers l’ingénierie locale. Pourtant, de nombreux succès montrent que le génie algérien a tout le potentiel nécessaire pour répondre aux besoins industriels. 🌍

Ayanle Omar

Ayanle Omar

Fondateur de l’Agence Esprit Marketing

Marketeur industriel en Algérie depuis 2015. Il aide les sociétés d’engineering, de fabrication, de réalisation, de maintenance et de logistique industrielles à mieux communiquer et à attirer plus de clients en mettant en valeur leurs savoir-faire et solutions.
https://www.espritmarketing.net/